À l’origine, le site accueillait deux théâtres : le Théâtre Empress bâti en 1908 et le Théâtre Capitol, bâti en 1922. Les deux théâtres partageaient une entrée commune sur la rue Main, où se trouve aujourd’hui notre foyer. En 1926, un feu détruisit l’Empress et endommagea le Capitol. Alexander H. Lindsay, un pompier, périt en tentant de sauver l’édifice. Il est, encore à ce jour, le seul pompier de la ville de Moncton à avoir perdu la vie en service. L’Empress fut complètement reconstruit et le Capitol fut réparé et a pu rouvrir moins de sept mois après l’incendie. Avec 1 400 sièges, le Théâtre Capitol est devenu le centre d’activité pour la communauté. Le vaudeville faisait vibrer le théâtre d’excitation et à seulement 10 sous par spectacle, était très abordable. Le décor coloré reflète la nature du type de divertissement original du Capitol. Les spectacles ont rapidement cédé la scène aux films muets, quelques fois accompagnés par un orchestre de 10 à 15 musiciens sous la direction de Maude Burbank. Les films parlants, puis en couleur ont suivi alors que les spectacles devenaient de plus en plus rares. L’édifice a existé comme cinéma jusqu’à la fin des années 1980, lorsque Famous Players mis la clé dans la porte et mis l’endroit en vente. L’édifice demeura vide et abandonné pendant plusieurs années avant que les travaux de rénovation débutent en 1992, alors que le Capitol reprit vie pour célébrer les arts de la scène. Au coût de 3,5 millions de dollars, le Théâtre fut restauré à sa splendeur originale de 1922 et devint le centre des arts de la scène du grand Moncton. Le Théâtre Capitol va ouvrir ses portes à nouveau en 1993.
Des artistes-peintres ont assuré la restauration du Capitol selon son aspect original, ce que vous pouvez observer une fois dans l’auditorium comme tel. La salle compte maintenant 818 sièges, lesquels furent mis en vente, au coût de 250 $ à 1 000 $ selon l’emplacement, afin de financer la restauration.
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À l’arrière centre, les escaliers descendent vers le vestiaire.
Vous pouvez noter la Galerie d’art du Théâtre Capitol qui se trouve dans le foyer. Des œuvres d’artistes locaux et régionaux y sont exposées et les expositions changent à tous les deux mois. Certaines des œuvres d’art qui ornent l’escalier du deuxième étage ont été données par Judy Jacobsen après le décès de son mari Steven, un client fidèle du Théâtre qui trouvait que les murs manquaient d’œuvres d’art.
Tous les chandeliers dans le foyer ont été donnés par des individus et des compagnies de la région pendant la restauration. Vous pouvez aussi noter que les murs et le plafond sont texturés à l’éponge et aux stencils.
Les sièges situés dans le foyer sont en fait des exemples qui furent donnés dans le cadre des appels d’offres de la restauration. Si vous regardez bien, vous remarquerez qu’ils sont tous un petit peu différents. Les sièges installés dans la salle ont été choisis par un membre du conseil d’administration qui est physiothérapeute.
La restauration intérieure des stencils et des murales fut supervisée par Hannivan and Company de Toronto. La restauration intérieure ne faisait pas partie du plan initial de rénovation du Théâtre Capitol mais consistait plutôt en une couche de peinture fraîche. David et Patty Hannivan sont venus au Capitol à l’été de 1992 à titre de consultants. Ils ont enlevé plusieurs épaisseurs de peinture et ont retrouvé les impressionnants dessins aux stencils d’Emmanuel Briffa, un des plus grands décorateurs de théâtre de la première moitié du 20e siècle. C’est à ce moment que la restauration intérieure fut incluse dans le projet de rénovation du Capitol.
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Le résultat de cette restauration constitue la mise en valeur de l’oeuvre la plus élaborée de Briffa, un trésor précieux et inégalé au Canada.
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À l’époque des films muets, de 10 à 15 musiciens, dirigés par Maude Burbank, occupaient la fosse d’orchestre et accompagnaient le film. Lorsque la fosse n’est pas utilisée, elle est recouverte et sert d’extension à la scène.
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Le théâtre de style vaudeville construit en 1922 est dote d’une arche centrale de type Proscenium, d’un plancher en angle et d’une structure de bois, offrant au Capitol un des meilleures acoustiques dans l’est du Canada. Le principe de son design est similaire à celui de l’acoustique à l’intérieur d’une guitare.
Il s’agit du rideau original peint par Briffa lui-même. Les rideaux coupe-feu étaient obligatoires dans les théâtres pendant de nombreuses années et étaient descendus à un certain moment dans le spectacle afin d’assurer la sécurité du public. Ce rideau, retrouvé en mauvais état au moment de la restauration, fut nettoyé et remis en état par les membres de la société pour les arts. L’arrière du rideau contient les signatures de bon nombre d’artistes des années 1920 qui se sont produits au Capitol ainsi que d’artistes plus récents.
Les espaces audio et d’éclairage sont situés à l’arrière de la salle et sont dotés des contrôles et équipements des plus modernes qui soient.
Les loges d’opéra, détruites dans les années 1950, furent recréées à partie des deux seules photos existantes trouvées au Musée de Moncton. Les motifs sont inspirés de ceux qu’on retrouve au balcon. Les loges sont plus décoratives que fonctionnelles puisque malgré leur beauté, elles n’offrent qu’une vue obstruée de la scène.
Le plancher de la scène est fait de bois mou afin de permettre de rebondir. Ceci crée une surface qui se prête davantage aux danseurs. L’arche Proscenium mesure approximativement 30 pieds de large, par 30 pieds de profondeur et 20 pieds de haut. La hauteur maximum est de 45 pieds.
La galerie de rails d’accrochage contient plus de 30 rails, avec des systèmes de contre-poids, complètement restaurés.
Un passage de 4 pieds de large fut créé afin de permettre des entrées et des sorties de scène rapides des deux côtés de la scène.
Ces loges accommodent facilement 20 artistes et comptent des stations de maquillage, des casiers, des salles de bains séparées et des toilettes.
Cette loge contient deux stations de maquillage, de l’espace pour les costumes et une salle de bain privée avec douche. L’endroit peut aussi servir de bureau pour les directeurs, régisseurs, etc.
Ce salon des artistes offre une atmosphère relaxante afin de se détendre, téléphoner à la maison ou faire des entrevues avec les médias.
À droite au bout du corridor, se trouvaient à l’origine six appartements. On y retrouve aujourd’hui les toilettes (pour hommes, femmes et pour les personnes en chaise roulante). Les bureaux de l’administration se trouvent à l’extrémité.
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Une laveuse, une sécheuse, un fer à repasser, etc. sont fournis aux artistes et aux habilleurs.
Le chargement se fait au niveau de la scène, permettant de faciliter l’entrée et la sortie de matériel. Deux rangements pour les pianos à queue sont aménagés et les bureaux au-dessus de ces espaces de rangement servent de bureaux au directeur technique et au département d’entretien du théâtre. Un monte-charge fut installé afin de faciliter le chargement et le mouvement de matériel vers la salle Empress.
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